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Buts
de notre organisme :
Que
ce soit via l'intervention de groupe, l'intervention individuelle,
les actions collectives, les actions politiques ou dans le
cadre de la recherche et du développement, le BCJ
vise à :
* aider les jeunes à se prendre en charge et à
devenir des citoyens et citoyennes autonomes, critiques et
responsables;
* offrir des services directs aux jeunes et faciliter leur
accès aux ressources du milieu;
* promouvoir et défendre les droits des jeunes;
* impliquer la collectivité dans la prise en charge
des jeunes;
* être un terrain d'expérimentation.
Nos
stratégies d'action :
Intervention
de groupe
* le travail en groupe permet à des jeunes qui vivent
une même situation de se réunir afin de trouver
une réponse collective à leur problème;
* une démarche de groupe est l'unique instrument pour
conduire ces jeunes à entreprendre des actions collectives
visant des changements sociaux afin d'améliorer leur
situation;
* le groupe permet la confrontation des idéologies
et des valeurs entre pairs;
* le groupe permet aux jeunes de développer leur propre
réseau d'entraide et de mieux connaître les ressources
disponibles dans leurs milieux.
Intervention
individuelle (accueil, référence
et accompagnement)
* certain-e-s jeunes ont des besoins spécifiques et
ont besoin d'être supporté-e-s individuellement
à certaines étapes de leur cheminement, alors
que d'autres sont confronté-e-s à la complexité
des règles de fonctionnement des divers services gouvernementaux
auxquels ils et elles ont affaire (aide sociale, appareil
judiciaire, etc.);
* des jeunes vivent des victimisations multiples ou traversent
des périodes de crise dans leur milieu de vie (famille,
école, travail) et nous souhaitons prévenir
l'institutionnalisation ou la judiciarisation de leur situation.
Revendications
et actions collectives
* les jeunes vivent de nombreuses injustices et sont souvent
les premières victimes des réformes apportées
aux différentes politiques sociales;
* les jeunes ont le droit à des services adaptés
à leurs besoins et il est dans leur intérêt
de comprendre et d'être impliqué-e-s dans l'ensemble
des processus les concernant.
Action
politique
* nous devons défendre l'autonomie de notre action
et nous voulons avoir une influence au niveau de l'élaboration
des politiques jeunesse, des priorités gouvernementales
et des législations affectant les jeunes et leurs familles;
* nous voulons développer des solidarités et
favoriser la cohésion dans les actions visant les jeunes;
* nous souhaitons également partager et influencer
au niveau des modèles d'intervention.
Recherche
et développement
* la recherche contribue à l'amélioration des
connaissances et nous voulons permettre aux jeunes d'identifier
leurs besoins dans un univers non pré-défini,
pour ensuite orienter nos actions en fonction de ces besoins
réels;
* le travail d'analyse et de réflexion pour de nouvelles
pistes d'intervention nous force à nous remettre en
question et à évoluer au niveau de notre pratique,
en lien avec les changements sociaux et politiques affectant
les jeunes.
Quatre
grands principes d'intervention :
Le
Bureau de consultation jeunesse se revendique de l'approche
globale. Il défini cette approche comme une intervention
balisée par les quatre principes suivants:
1-
Éducation populaire
C'est-à-dire
croire au potentiel des jeunes comme force active et positive
de changement social. Ce qui implique d'amener les jeunes
à découvrir et analyser la réalité
socio-économique de leur uivers quotidien, car la capacité
d'agir sur une situation problématique est subordonnée
à celle de la comprendre.
2-
Intervention féministe comme modèle d'intervention
Refuser
le modèle unique et s'inscrire en opposition au modèle
dominant. Ce qui signifie de refuser d'agir uniquement sur
la manifestation de problèmes et amener les jeunes
à prendre conscience des archétypes sociaux
qui s'inscrivent dans un rapport de domination, et qui influencent
nos choix et nos comportements dans le quotidien.
3-
Intervention prenant en compte le racisme et l'oppression
vécue
Pour
le Bureau de Consultation Jeunesse, le racisme demeure dans
le rapport noirs/blancs. Le terme néo-racisme sert
à illustrer les manifestations plus subtiles que celle
de nature biologique. En ce qui a trait aux autres formes
d'inégalités, nous pouvons parler de xénophobie,
discrimination, lutte des classes, ou antisémitisme,
etc.
Ce
qui veut dire de reconnaître que le racisme est véhiculé
dans notre société par le système d'éducation,
politique, religieux, les milieux de vie, milieux communautaires,
milieu de travail, etc.
Nous devons nous assurer que nous ne reproduisons et ne cautionnons
pas dans nos interventions, des gestes, des opinions qui nourrissent
cette idéologie. Nous devons reconnaître la spécificité
dans nos interventions de cette oppression auprès des
jeunes issus des minorités visibles. Ce qui implique
également d'amener l'ensemble des acteur-e-s jeunes
et partenaires, à prendre conscience des préjugés
que véhicule une telle idéologieet qui influence
nos interventions et actions.
4-
Préjugé favorable aux jeunes
Refuser
d'agir uniquement en fonction des problèmes pré-définis
par les structures institutionnelles. Ce qui veut dire d'accueillir
un-e jeune en situation d'urgence ou de crise en accordant
pleine crédibilité à sa perception de
la situation et en reconnaissant sa capacité de juger
de son meilleur intérêt. Ce qui implique de tenir
compte des valeurs, des aspirations et du rythme de cheminement
des jeunes, ainsi que de sa réalité socio-économique. |